Le développement de produit est le processus qui conduit un produit jusqu'au marché. C'est à ce titre une étape essentielle pour transformer une idée d'entreprise — un hébergement ou une excursion, par exemple — en réalité.
Pour toute entreprise touristique, ce processus consiste à concrétiser le projet en apportant les dernières touches et la valeur ajoutée nécessaires pour que le produit devienne commercialisable et puisse être vendu au touriste, avec à la clé une expérience satisfaisante et une activité rentable.
La Division du développement des produits du Département du Tourisme joue un rôle important dans ce processus, car elle accompagne tous les opérateurs touristiques, et tout particulièrement les opérateurs ni-Vanuatu qui découvrent le secteur du tourisme et de l'hôtellerie.
Dans le système de classification des produits touristiques du Vanuatu, il n'existe que trois catégories de produits :
1. L'hébergement
2. Les excursions et activités touristiques
3. Le transport
Pour mener à bien la mise sur le marché d'un produit, la Division du développement des produits travaille en collaboration avec la Division de l'accréditation, la Division de l'investissement, ainsi que les responsables provinciaux et leurs chargés du développement des produits.
L'organigramme du développement touristique, présenté ci-dessous, est un processus clair, étape par étape, élaboré en partenariat avec le programme Vanuatu Skills for Partnership (VSP) for Tourism en 2012. Il commence par le contact indispensable avec le client, puis se poursuit par l'élaboration du plan d'affaires et l'information sur les normes applicables aux produits touristiques.
![Veuillez insérer l'organigramme du développement des produits]
Un délai moyen de six mois est considéré comme un horizon raisonnable pour lancer et achever un produit, selon son ampleur et son marché cible. Pour autant, dans toute entreprise touristique, le développement des produits ne s'arrête jamais.
Dans le cadre de la vision d'ensemble de la Politique de tourisme durable du Vanuatu, qui vise « à protéger et à célébrer l'environnement, la culture, le kastom et la population singuliers du Vanuatu par un tourisme durable et responsable », le Département du Tourisme collabore avec d'autres services de l'État, tels que le Département de l'environnement, Live and Learn ou le Département des forêts, pour ne citer qu'eux, afin d'intégrer l'écotourisme.
Qu'est-ce que l'écotourisme et pourquoi est-il important ?
D'abord, que signifie « écotourisme » ? Pour le dire simplement, la Société internationale d'écotourisme (TIES) le définit ainsi :
« Un voyage responsable dans des espaces naturels, qui préserve l'environnement, soutient le bien-être des populations locales et comporte une dimension d'interprétation et d'éducation. »
L'écotourisme, c'est avant tout un tourisme de nature actif. C'est une forme de voyage à petite échelle et à faible impact, qui cherche à préserver le monde naturel en veillant à ce que la biodiversité, les écosystèmes et les communautés locales demeurent protégés et intacts. C'est une expérience enrichissante et instructive, qui aiguise notre conscience culturelle et notre compréhension de la nature. Les destinations d'écotourisme sont généralement fragiles, préservées et peu fréquentées : îles, réserves à forte biodiversité, sites culturels majeurs.
L'écotourisme a pour raison d'être de contribuer à préserver certains des plus beaux environnements de la planète et à susciter le respect qui leur est dû. C'est une manière durable de voyager, qui encourage les voyageurs à protéger l'environnement et à contribuer à la vie des communautés locales bien plus profondément que des touristes de passage. Mieux nous connaissons le monde, mieux nous pouvons le protéger de nous-mêmes et du changement climatique.
Exemples d'activités d'écotourisme :
- Randonnée, par exemple aux cascades de Mele, sur Éfaté
- Le lac Letas, à Gaua, et la Grotte du Millénaire, à Santo
- Observation des oiseaux, par exemple au Domaine du Chef Roi Mata, sur Éfaté
- L'aire protégée de la forêt tropicale de Loru, à Santo
- Randonnée palmée, par exemple à Champagne Beach, à Santo, et sur l'île de Pele
- Kayak, par exemple la descente en pirogue de la rivière Riri, à Santo, et à Mele Beach
- Observation des baleines, par exemple à Lelepa et sur l'île de Nguna
- Camping, par exemple dans la zone touristique de Port Olry, à Santo, et sur l'île de Pele
- Observation de la faune, par exemple avec EcoTours, sur Éfaté, et lors de l'excursion au lac Garet, sur l'île de Gaua
Quels sont les principes de l'écotourisme ?
- Réduire au minimum les impacts physiques, sociaux, comportementaux et psychologiques.
- Développer la conscience et le respect de l'environnement et des cultures.
- Offrir une expérience positive aux visiteurs comme aux hôtes.
- Apporter des retombées financières directes à la conservation.
En quoi l'écotourisme aide-t-il l'environnement ?
L'un des principaux bénéfices de l'écotourisme est qu'il réduit la pollution et les déchets en encourageant un usage responsable des ressources naturelles. En limitant leur consommation d'énergie, en recourant à des sources renouvelables comme le solaire et en évitant le plastique à usage unique, les écotouristes contribuent à protéger les écosystèmes de nouvelles dégradations.
**Qu'est-ce que l'agritourisme ?**
Au Vanuatu, l'agritourisme désigne la valeur commerciale née du lien entre la production et/ou la transformation agricole et le tourisme, en accueillant simplement des touristes dans une ferme, un élevage ou une autre exploitation agricole afin de les divertir ou de les instruire, tout en générant des revenus. Back to Eden en est un bel exemple ici, au Vanuatu.
Les bénéfices de l'agritourisme sont notamment :
1. Faire découvrir l'agriculture aux visiteurs et au public.
2. Préserver les fermes et les terres agricoles.
3. Partager le patrimoine agricole et les modes de vie ruraux avec les visiteurs.
4. Préserver le patrimoine et les traditions du monde rural.
5. Procurer un revenu complémentaire aux agriculteurs et aux propriétaires terriens.
6. Proposer des produits et des denrées du pays.
Cette idée a ensuite donné naissance au concept « de la ferme à la table », qui encourage les restaurants et les cantines scolaires à servir des produits locaux, de préférence achetés directement au producteur, c'est-à-dire aux agriculteurs du pays.